Revue de Presse

LOMME

Lundi : le pont Jules-Guesde, c'est parti !- Les écologistes y ont manifesté. Les élus en ont débattu. Quant aux piétons, ils ont souvent eu peur. Le chantier d'urgence sur le pont Jules-Guesde, à Lomme, a été retardé de quelques jours pour cause de procédures administratives mais débute ce lundi. Ce pont, stratégique car il relie deux parties de la ville par-dessus les lignes SNCF de Délivrance, sera en travaux pendant un peu plus d'un mois.

Lundi 20 août 2009

 

Des chantiers loin d'être en vacances...

lundi 20.07.2009, 04:57 - La Voix du Nord

 Le mince trottoir du pont J.-Guesde, à Lomme, cauchemar des piétons, va bénéficier d'un «élargissement» à partir de demain. Le mince trottoir du pont J.-Guesde, à Lomme, cauchemar des piétons, va bénéficier d'un «élargissement» à partir de demain.

|  L'AGENDA DE LA SEMAINE |

Vous êtes allés passer quelques heures hier sur la côte, à Dunkerque ou Calais et vous vous êtes trouvés empêtrés dans le chantier de l'A25, à hauteur de Bailleul.

 

Désolé de vous gâcher votre lundi, mais les chantiers sont nombreux cette semaine dans le secteur...

Si l'activité des entreprises semble se réduire fortement depuis que le 14 juillet a été célébré, force est de constater que, du côté des entreprises de BTP, quelques gros chantiers ont été lancés. Ou vont l'être cette semaine.

À Lomme, c'est par exemple ce lundi que doit débuter le chantier de rénovation d'urgence du pont Jules-Guesde, qui relie deux parties de la ville, par dessus les voies ferrées de Délivrance. Un axe stratégique pour un bon mois de travaux.

À Bondues, Jocya Vancoillie, la vice-présidente du conseil général chargée des infrastructures, visitera, ce lundi toujours, le chantier de réaménagement de la liaison Bondues-Marcq, en vue d'y installer des pistes cyclables. On pourrait aussi évoquer les travaux du pont du Vert-Galant à Wambrechies. ou ceux, toujours à Bondues, au niveau de la Croix-Blanche. Ou encore, pour finir, le chantier d'élargissement des pistes de l'hippodrome de Marcq, boulevard Clemenceau. Sauf que ce chantier-là, lui, au moins, il ne gêne pas la circulation automobile ! • B. D.
lundi 20 août 2009

À Lomme, le pont bascule...-

C'est en principe à partir de ce lundi qu'à Lomme, le pont Jules-Guesde « bascule » au niveau circulation. Des feux seront mis en place pour alterner la circulation. Le chantier doit durer un bon mois. •

dimanche 19 août 2009

 

Travaux sur le pont Jules-Guesde : quelques jours de sursis

vendredi 17.07.2009, 04:48 - La Voix du Nord

 Les travaux devaient commencer mercredi, ils seront entamés lundi, une fois les arrêtés communaux publiés. Les travaux devaient commencer mercredi, ils seront entamés lundi, une fois les arrêtés communaux publiés.

| LOMME |

C'est mercredi que devaient débuter les travaux d'urgence menés cet été sur le pont Jules-Guesde. Finalement, mercredi comme hier, aucun engin de chantier à l'horizon : la faute à quelques démarches administratives.

 

Officiellement, c'est donc ce mercredi 15 juillet que l'entreprise à qui le conseil général a confié ce chantier devait « débarquer » sur le pont qui surplombe les voies de Délivrance, reliant les deux parties de la ville de Lomme. mais les arrêtés communaux doivent encore être publiés et c'est donc lundi, une fois ces démarches administratives accomplies, que les ouvriers s'attelleront à la réfection d'urgence de tout ce qui est cheminement piéton sur cette voie.

 

Le chantier va durer un bon mois et consister notamment en l'élargissement du trottoir, côté sud, afin d'offrir un espace plus large, plus spacieux, plus confortable pour les piétons. Du coup, la voie de circulation sera réduite. Les ingénieurs espèrent ainsi faire réduire la vitesse des véhicules, voitures comme camions. Ils sont près de 10 000 à emprunter ce pont chaque jour.

Petit rappel : durant le chantier, la circulation sera alternée. Des feux vont donc être installés, dès lundi.

La circulation sur le pont ne sera réellement coupée que quelques nuits, aux alentours du 10 août, pour la pose des enrobés. •

 

 

Pont Jules-Guesde : début des travaux mercredi

lundi 13.07.2009, 04:46 - La Voix du Nord

 Les trottoirs vont être élargis et des ralentisseurs vont être aménagés. Les trottoirs vont être élargis et des ralentisseurs vont être aménagés.

|  L'AGENDA DE LA SEMAINE |

C'est mercredi que commencent les travaux de réhabilitation du pont de la rue Jules-Guesde à Lomme. L'objectif ? Rendre la voie plus sûre pour les piétons et les deux-roues. Avant la rénovation complète, prévue d'ici à 2015, des mesures d'urgence ont été décidées : le chantier devrait s'achever mi-août.

 

Trottoirs trop étroits, circulation très dense - près de 1 000 véhicules par jour, dont 500 camions -, vitesse excessive, grand virage, revêtement abîmé... Le pont Jules-Guesde, qui relie le rond-point dit « des impôts » aux quartiers du Marais et du Mont-Camp, en passant par-dessus la voie ferrée, est dangereux.

 

C'est afin de réduire dès à présent les risques, pour les piétons et les utilisateurs de deux-roues qui l'empruntent, que des mesures dites d'urgence se concrétisent. Les travaux commencent mercredi avec un élargissement des trottoirs au détriment de la chaussée - qui va passer de 6,10 mètres à 5,80 mètres - et des ralentisseurs pour obliger les conducteurs à réduire leur vitesse. À cela s'ajoute la mise en place de plusieurs passages piétons, installés sur les plateaux ralentisseurs.

À prévoir, la circulation alternée pendant les quatre semaines de travaux. La route ne sera coupée qu'une nuit, pour la pose du nouveau revêtement. Le projet de rénovation complète, prévu d'ici à six ans, envisage quant à lui de créer une passerelle parallèle uniquement dédiée aux modes de déplacements doux. • S. N.

Travaux sur le pont Jules-Guesde : démarrage du chantier ce mercredi...

dimanche 12.07.2009, 04:49 - La Voix du Nord

 Chaque jour, 9889véhicules empruntent le pont et la rue Jules-Guesde. Chaque jour, 9889 véhicules empruntent le pont et la rue Jules-Guesde.

| LOMME |

À compter de mercredi, et pour un mois, le conseil général engage des travaux de mise en sécurité du cheminement piéton sur le le pont Jules-Guesde.

 

Cette voie assure la liaison entre Sequedin, Lomme, Loos et Lille. Elle dessert la zone d'activités du MIN et la plateforme multimodale et est même, avec l'avenue de Dunkerque, l'un des deux seuls moyens pour relier les deux parties de la ville. Gare aux travaux donc ! La configuration actuelle de la route ne permet pas d'offrir une circulation piétonne sécurisée entre la rue Lavoisier et l'avenue de l'Ancienne-Balaterie. Les aménagements consisteront notamment en l'élargissement du trottoir côté sud, la réduction de la largeur de la voie circulée, la création de traversées piétonnes, la réduction de la vitesse de 50 à 30 km/h au droit de la section de la rue Jules Guesde aménagée. Les travaux seront réalisés sous alternat de circulation. Et la réalisation des plateaux ralentisseurs nécessitera, la nuit, des coupures ponctuelles.

En deux temps... et quelques mouvements, le renouveau du pont Jules-Guesde, à Lomme

mardi 23.06.2009, 05:12 - La Voix du Nord

 Les premiers travaux pour réduire la vitesse sur le pont vont débuter cet été. Les premiers travaux pour réduire la vitesse sur le pont vont débuter cet été.

C'est la seule voie, avec l'avenue de Dunkerque, qui relie les deux « parties » de la ville. L'avenue Jules-Guesde est « fatiguée ». Plus précisément le pont du même nom est devenu dangereux. Dès cet été, des mesures d'urgence vont être prises... en attendant 2015.

PAR J.-CHARLES GATINEAU

 Dangereux. Le pont de la rue Jules-Guesde, qui enjambe la voie SNCF en reliant le rond-point dit « des impôts » aux quartiers du Marais et du Mont à Camp (en longeant le cimetière) l'est assurément. Plusieurs fois ces derniers mois, les Verts de Lomme y avaient organisé des « rassemblements » pour attirer l'attention sur les risques pris par les piétons et les deux-roues qui l'empruntent. Roger Vicot, adjoint au maire mais surtout le conseiller général du secteur (la rue Jules-Guesde est aussi la route départementale 208, du ressort donc du département) affirme de son côté ne pas les avoir attendus pour travailler sur un projet de rénovation.

Le projet est désormais prêt. Tout se fera en deux temps : mesures d'urgence d'abord, puisvrai projet de renouveau à l'horizon de 2015.

« Le pont Jules-Guesde, c'est une circulation très dense (sans doute la plus grosse circulation de la ville), des vitesses excessives, un revêtement abîmé et un grand virage en descente », analyse Roger Vicot. Les mesures dites d'urgence qui vont débuter cet été auront pour but de réduire la vitesse, notamment des poids lourds, mais aussi de protéger les piétons qui traversent le pont à pied. Pour cela, la largeur de la voie de circulation va être réduite. Et ce sont les trottoirs qui vont y gagner. Ou plus précisément le trottoir.

La chaussée va passer de 6,10 à 5,80 mètres de large. Les camions vont se sentir obligé de ralentir pour se croiser. Mais en plus, des ralentisseurs surélevés vont être aménagés des deux côtés de la partie du pont qui enjambe les voies SNCF. « Et nous limiterons la vitesse à 30 km/h, précise le conseiller général. Dans le même temps, nous allons donc élargir le trottoir d'un côté, pour passer à 1,1 m de large et inciter les piétons à emprunter ce côté. » Un peu plus d'un mètre, ce n'est pas encore « réglementaire » notamment pour le déplacement des personnes en chaise roulante ou lorsque deux poussettes se croisent, mais nous sommes là dans les mesures d'urgence. Se pose aussi la question, de la traversée de la route pour pouvoir emprunter le bon côté du trottoir. « Les passages piétons seront sur les plateaux ralentisseurs, les véhicules arriveront donc à faible vitesse », répond Roger Vicot.

Les travaux vont débuter pendant ces vacances d'été, peu après le 14 juillet. Il y en a pour trois semaines et la circulation ne sera coupée qu'une nuit, pour la pose du nouveau revêtement. •

 


Européennes : les Verts lancent l'idée d'un Euraécologie

jeudi 04.06.2009, 04:48 - La Voix du Nord

 Les militants du collectif «La Deûle Ouverte» sur le pont reliant Lomme à Loos. Les militants du collectif «La Deûle Ouverte» sur le pont reliant Lomme à Loos.

|  POLITIQUE |

On connaissait Euralille, Eurasanté et Euratechnologies. Le comité Europe écologie a profité de cette campagne européenne pour s'attaquer au vaste secteur industriel à cheval sur Loos, Lomme et Lille. Il propose d'y édifier un « Euraécologie ». Simples propos de campagne électorale ou projet ambitieux pour demain ?

PAR BENOIT DESEURE

Qui a dit que les élections européennes ne concernaient que des projets lointains, bien étrangers à la vie de nos villes et quartiers ? Eh bien, pas les militants écologistes : ceux-ci ont profité de la campagne électorale qui se termine pour avancer leurs pions sur quelques projets locaux. Parmi ceux-ci, la question des reconversions des friches industrielles, nombreuses dans le périmètre de Lomme, Loos et Haubourdin. Une manifestation a ainsi été réalisée sur le pont reliant les deux premières villes, au-dessus de la Deûle et du port fluvial de Lille, par le collectif « La Deûle ouverte ». Objectif : lancer l'idée de l'édification, à cet endroit, d'une nouvelle zone, Euraécologie.

« Ce pont surplombe des entreprises et des industries polluantes, dangereuses, héritées d'un autre siècle : produits chimiques, recyclages de métaux ou traitements de métaux, explique le Lommois Vincent Dhélin, ancien adjoint au maire (Vert), habillé ce jour-là... d'une combinaison blanche et d'un masque de protection. Cette zone, classée Seveso, n'a rien à faire dans une métropole moderne et certaines entreprises ne respectent pas les conditions environnementales qui leur sont imposées, par exemple en n'isolant pas le sol des pollutions provenant du recyclage des véhicules. Enfin, ces industries génèrent un très important trafic de poids lourds à Lomme comme à Loos, avec des nuisances pour la sécurité et la santé de leurs habitants. » À mi-chemin entre Euratechnologies et le centre de valorisation organique de Sequedin (symbole d'une politique de retraitement des déchets), les militants de « la Deûle ouverte » proposent donc la création « d'une zone dédiée aux énergies renouvelables et aux transports collectifs  ». « Nous proposons aussi de réhabiliter les écosystèmes de la Deûle et de ses berges. Nous proposons de nouveaux emplois durables et une qualité de vie retrouvée pour les riverains du Marais de Lomme, de Loos et de Sequedin », conclut Vincent Dhélin.

Le Loossois Jean-Luc Munro précise : « On est en plein sur les questions européennes puisque l'on pourrait bénéficier de fonds européens sur ces questions. Et surtout, une directive européenne fixe à 2010 l'échéance pour la suppression des pollutions au mercure. Or, ce secteur est touché ». Le conseiller loossois d'opposition regarde évidemment en direction de l'usine Produits chimiques de Loos. « Il faut préparer une reconversion car on ne peut pas laisser 230 salariés sur le carreau mais il faut faire quelque chose. » •

Le « oui, mais » des élus loossois et lommois

jeudi 04.06.2009, 04:48 - La Voix du Nord

Farfelue, l'idée des militants écologistes du secteur ? Pas tant que cela, répondent les décideurs des villes concernées, Lomme et Loos. Mais pour Yves Durand (PS), elle pose deux problèmes importants. Explications.

Les écologistes le reconnaissent : l'idée d'un Euraécologie lancée dans le cadre de cette campagne n'a suscité que peu d'échos. Alors, qu'en pensent les élus en charge des affaires locales de Loos et de Lomme ? « Globalement, il y a deux paragraphes dans leur texte avec lequel je peux être d'accord, c'est vrai que ce secteur est l'héritier du passé industriel de notre secteur  », explique François Verdonck, premier adjoint au maire de Loos. Son homologue lommois (PS également), Roger Vicot, acquiesce :« Évidemment, c'est une bonne idée, mais si on avait la possibilité immédiate de réaliser toutes les bonnes idées, cela se saurait ».

Le maire de Lomme se fait plus acerbe : « Une idée comme ça tous les matins sur un pont, pourquoi pas ? Ça fait partie de la campagne électorale. Mais quand c'est comme ça, il faut avoir les moyens de le réaliser. » Et c'est là qu'Yves Durand tique : « Je vois deux problèmes, d'abord la maîtrise du foncier. Pour faire quoi que ce soit, il faut être propriétaire des terrains  ». Et ce n'est pas simple, complète Roger Vicot, qui cite en exemple la fiche Frémaux (Mossley-Sartel), au coeur du Marais.

Autre problème, soulevé par Yves Durand : le déménagement et la relocalisation des entreprises encore en activité. « On les met où ? Pas trop loin car s'il n'y a plus d'activités, il n'y aura plus de ressources financières pour la communauté urbaine. Et il y a l'emploi. Si c'est à 120 kilomètres, les salariés n'iront pas ».

En conclusion, « ce sont des projets à planifier  », juge Roger Vicot. mais surtout, assurent les trois élus socialistes, de bonnes idées comme celles-là, ils en mènent déjà ! « Le transfert du port de Lille et sa transformation en quartier d'habitat HQE sont envisagés dans le plan de développement de la métropole », explique Y. Durand.

François Verdonck, lui, cite deux exemples loossois : « À chaque fois qu'il y a la possibilité de récupérer des friches industrielles, on le fait. Il y a actuellement l'ancienne imprimerie Danel, en plein centre-ville, pour laquelle on a des projets. Et bien sûr le site Coats-DMC qui a été complètement rasé pour faire des logements ».

Pour Roger Vicot, l'exemple à suivre est Euratechnologies. « L'effort est évident en terme d'écologie, dans les logements mais aussi dans la réhabilitation de la place de l'eau dans le quartier », explique-t-il. Reste, enfin, la question de l'emploi : « L'usine Produits chimiques est un héritage de la fin du XIXe siècle mais des études sont en cours pour baisser le niveau de Seveso (NDLR : actuellement, Seveso II). Ils font des produits de moins en moins dangereux et polluants, même si cela reste de la chimie, mais surtout, il faut rappeler qu'elle emploie 200 personnes. On n'a pas envie qu'elle ferme trop vite ». •

 

 


Dans la Voix du Nord - Edition du 2 avril 2009

Le Plan climat lommois proposé par les Verts

Les Verts ont rédigé cinq propositions pour un Plan climat lommois, diffusées à 8 000 exemplaires dans les boîtes aux lettres. Ils s'inscrivent dans une « démarche de construction » avec la majorité socialiste.


« Ces propositions sont formulées depuis longtemps, indique Vincent Dhelin, responsable Vert lommois, nous les avons reprécisées. Elles se placent dans la démarche de la ville, dans la construction. » Mais en rappel ou en aiguillon, dans le cadre d'un véritable Plan climat lommois.

> 1) Calculer. Les Verts demandent un « bilan carbone » de la ville et proposent la création d'un « collectif climat » réunissant particuliers, entreprises, associations et personnels communaux.

> 2) Exiger « la performance énergétique dans la construction et la réhabilitation de logements ». Lomme compte 14 logements construits selon les normes de la haute qualité environnementale (HQE) et une quarantaine de maisons équipées de panneaux solaires. Les Verts souhaitent des consommations annuelles de 50 kwh/m² pour le neuf et de 80 kwh/m² pour l'ancien, prioritairement pour la rénovation de la Mitterie et du Marais. « Ces consommations correspondent à ce que le Grenelle de l'environnement prévoit pour 2012, indique V. Dhelin. Problème, la consommation de chaque maison n'est actuellement pas contrôlée. La maison individuelle constitue un grand enjeu. » > 3) Développer « en cinq ans, les énergies renouvelables ». Chauffe-eau solaires à la piscine, aux deux maisons de retraite, au stade des Ormes et à la salle du Parc ; centrales de production d'électricité solaire sur les toits de la mairie et du stade des Ormes. Autre proposition : créer une Société coopérative d'intérêt collectif, avec la ville de Lille, pour développer les toitures solaires partagées.

> 4) Maîtriser les consommations d'énergie dans les écoles primaires et les équipements collectifs, avec affichage, devant chaque bâtiment, des consommations d'électricité et de chauffage, ainsi que leur évolution.

> 5) Imposer un cahier des charges pour les constructions neuves (Rives de la Haute-Deûle, Tournebride, friches Multilom, Catteau et Ondulys...), afin d'édifier des bâtiments « bien isolés, économes et producteurs d'énergies renouvelables ».


Dans la voix du Nord - Edition du jeudi 2 avril 2009

Lomme : l'énergie autrement en quelques coups de pédales

Un Plan climat a été voté à Lille. Les Verts lommois proposent de le décliner à Lomme. Ils ont précisé leurs souhaits par écrit et invité la population à en découvrir concrètement les enjeux, dimanche, à bicyclette.


PAR CHRISTIAN FURLING

 

lambersart@lavoixdunord.fr Première étape de cette balade vélocipédique et pédagogique, l'espace Beaulieu, « navire-amiral de la haute qualité environnementale (HQE), qu'on a apprise ici », résume Vincent Dhelin, militant actif des Verts lommois et adjoint au maire lors du précédent mandat. Via la maison des Roses et la salle de musculation, le périple a conduit la quinzaine de cyclistes, adhérents et citoyens curieux, rue Marcel-Bavye.

Dans cette artère, doit être construit un immeuble qui réunira personnes âgées au rez-de-chaussée et personnes plus jeunes à l'étage. Le projet communal va au-delà des normes HQE. « Ce sera un bâtiment à énergie passive », note Marie-Ève Brabant, adjointe à la jeunesse et aux nouvelles technologies. Il produira davantage d'énergie qu'il n'en consommera. « C'est ça qu'il faut faire prioritairement, lance Vincent Dhelin, social et écologie ensemble.

 » Devant les grilles du collège Guy-Mollet, Grégory Deleplancke, prof en sciences et vie de la terre, détaille son action. En lien avec des parents et des enseignants, puis avec le milieu associatif, il a planté des haies et créé une mare. Il va étendre son travail sur la biodiversité à tout le collège. Dans deux ans, il espère introduire la démarche écologique à l'alimentation, puis à l'économie d'énergie. Grâce à un autre mode de chauffage, mais aussi en inculquant aux élèves les bons réflexes. « C'est une action exemplaire pour nous, commente V.

Dhelin, c'est l'éducation à l'environnement, dans un programme européen d'éco-école. » À deux pas du collège, une citoyenne a truffé le toit de sa maison de grands panneaux solaires et elle récupère les eaux de pluie, le tout grâce aux aides communales. « C'est très rare dans la région », au chauffage tout court, conjointement au gaz. « Cette personne a gagné 40 % sur sa consommation », souligne Vincent Dhelin.

Les cyclistes ont terminé leur tour « climatique »au stade des Ormes, où les Verts proposent d'installer une grande centrale photovoltaïque. Le stade consomme en effet beaucoup d'électricité, pour l'éclairage. Même constat pour la mairie, l'autre lieu où une centrale de ce type est attendue par les écologistes lommois, qui avaient annoncé le soleil pour dimanche, et qui l'ont eu... •


Dans la Voix du Nord du mardi 31 mars 2009

Étang : deux ans de travaux ?

Quelle est la cause de la pollution ? Qui en est responsable ? Quand la ville fera-t-elle des travaux à l'étang ? Des réponses.

 

Les eaux de pluie ruissellent des parkings et des toitures de la zone commerciale, pour finir dans l'étang. « C'est comme ça depuis le début des années 90 et le système a été agréé par la DRIRE », note Philippe Neuville, directeur général des services à la mairie de Lomme.

 

Entre les parkings et l'étang, se trouvent des bacs de dégraissage, et, juste avant le plan d'eau, un déversoir avec filtration. Enfin, au niveau de la butte, un autre dispositif filtrant. Tous ces éléments sont-ils en bon état ? « Les bacs de filtration sont entretenus », assure Ph. Neuville. Vincent Dhelin, adjoint Vert à l'environnement lors du précédent mandat, note qu'une étude alors effectuée lors de pollutions avait fait conclure « à un défaut d'entretien des bacs de dégraissage ».

Pour l'été 2008, qui est responsable de l'afflux d'hydrocarbures dans l'étang ? « On ne peut le dire et on ne sait pas s'il a été plus fort que d'habitude, répond le DGS lommois. Les analyses montrent que le taux d'hydrocarbures dans l'étang est variable et qu'il est lié aux pluies. » Les pêcheurs l'ont aussi observé.

Les hydrocarbures analysés sont, selon la ville, aromatiques polycycliques. Ceux-ci sont diversement produits, notamment par les moteurs diesel. Ils sont toxiques, d'où l'arrêté pris par le maire (voir ci-contre). Pour la ville, ils se sont largement évaporés. Mais celle-ci reconnaît nécessaire une réhabilitation en profondeur de l'étang. « Un bureau d'études effectue un bilan pour l'ensemble du parc urbain , indique Ph. Neuville. Pour l'étang, on envisage une gestion écologique, avec une zone de lagunage. Il faudra aussi consolider les berges. » Actuellement, un cahier des charges est élaboré. Suivront les appels d'offres, pour de gros montants. Les travaux seront « peut-être répartis sur deux ans », avec un début qui n'est pas fixé. « Faudra-t-il vider tout l'étang, s'interroge le DGS. On veut faire les choses sérieusement. » • C. F.



Dans la Voix du Nord du mercredi 18 mars 2009

Écologistes : qu'est-ce qu'elle a ma Deûle ? Beaucoup de choses qui ne vont pas...

|  ÉLECTIONS EUROPÉENNES |

A coup sûr, le nom du groupe a tout pour attirer l'attention : « La Deûle ouverte », il fallait y penser. Moyennant quoi, c'est la seconde partie dudit nom qui permet de deviner ce dont il s'agit : « Europe Écologie ». Bonjour la campagne électorale ? Effectivement : les écologistes se préparent. La liste s'appelle... Europe Écologie. Elle a déjà ses relais. Dans le secteur, c'est la « Deûle ouverte » : une vingtaine de personnes, dont aucune n'est candidate. Mais qui s'activent en matière de propositions locales.

 

PAR PHILIPPE LEROUX

 

lambersart@lavoixdunord.fr Lomme, Lambersart, Haubourdin, Loos, Sequedin. Voilà pour le comité La Deûle ouverte - Europe écologie. A l'instar de ce qui se passe pour la liste qui partira sous la bannière Europe Écologie aux élections européennes, il est constitué de gens engagés dans l'écologie. Les Verts ? Entre autres, avec parmi eux Vincent Dhélin, adjoint au maire de Lomme lors du mandat précédent. Parmi eux également, Jean-Luc Munro, conseiller municipal d'opposition à Loos.

La raison d'être des comités est le soutien des candidats d'Europe Écologie. Précisons que, pour le Grand Ouest (Nord - Pas-de-Calais, Picardie, Normandie), la liste est conduite par l'Arrageoise Hélène Flautre, député européenne Verte sortante.

Quant au trait d'union entre les villes du comité qui nous occupe ici, c'est la Deûle, parce que la rivière « est un enjeu européen pertinent  », explique Vincent Dhélin, qui évoque les sites polluants et pollués, et tout ce qui est à faire le long de ses berges : « La communauté urbaine et la région ne peuvent y suffire. » Sur ce point, justement, pourquoi les cinq villes précitées et elles seules ? Car après tout, jusqu'au confluent avec la Lys, à Deûlémont, les communes ne manquent pas... à commencer par Lille. Le groupe fait remarquer que Lille a son propre collectif, avant, plus généralement, de se situer dans une logique de territoire, d'une logique de proximité.

« La Deûle ouverte » a été créé début janvier. En février, une réunion a porté sur la mise sur pied d'un programme. Elle a été suivie d'un travail qui a lui-même débouché sur des propositions locales. Enfin locales, au sens large du terme, et l'enjeu n'est pas mince : « S'il y a un vrai projet européen de reconversion de la Deûle, ça se fera, sinon, ça ne se fera pas. » Dans un autre secteur de la métropole lilloise, et là aussi à propos de cours d'eau, c'est une forte contribution de fonds européens qui a permis la réhabilitation de la Marque. Alors, même démarche ? « En tout cas similaire », conviennent Vincent Dhélin et ses amis. Qui mettent l'accent sur la spécificité de la Deûle, avec cet importante donnée qu'est une reconversion à mener sans dégâts : « Notre but n'est pas de tout transformer en espace vert. Il faut penser reconversion, emploi et création. » •

Créer un pôle d'excellence pour éco-entreprises

Sept. c'est le nombre des propositions élaborées par le comité La Deûle ouverte Europe Écologie. Le groupe a balayé large, mais la Dêule est l'axe majeur.

 

« Une usine comme celle de PCL (Produits chimiques de Loos) ne pourra pas toujours rester là où elle est », avance Vincent Dhélin, qui, depuis le pont sur la Deûle, entre Lomme et Loos, montre aussi d'autres sites taxés de pollution : « Là-bas, c'est une entreprise de récupération de métaux. Elle travaille à même le sol. Vous imaginez tout ce qui y pénètre et qui s'y enfonce comme résidus ? » Il reste qu'il faudra bien trouver une solution pour ces entreprises, et savoir ce qu'on fait ensuite de l'espace libéré. Le comité suggère la création d'un pôle d'excellence, Euraécologie, qui accueillerait des « éco-entreprises », de nouvelles industries « notamment consacrées aux énergies renouvelables ».

 

Il préconise également« un chantier de restauration des écosystèmes ». De fait, qui ignore aujourd'hui que les berges de la Deûle sont en triste état ? « Il faut un traitement. Même chose pour l'eau. Il faut également une analyse de la pollution atmosphérique.

Parfois, l'air prend une drôle de couleur...  » Toujours à propos de la Deûle, les écologistes demandent qu'elle soit longée par un «  corridor biologique », un lien continu qui permettrait d'aller du bois de la Deûle au parc Mosaïc. Même en voiture ? Non, évidemment.

Les autres propositions du groupe portent sur la multiplication des transports en commun moins polluants, une Europe où chacun puisse vivre de son travail sur son territoire, un plan européen de conversion de l'agriculture en biologique, un programme majeur d'investissement en matière d'éducation, de formation et de recherche adapté aux nouveaux enjeux, un revenu minimum d'existence étendu à toute l'Europe : « Il serait égal à 60 % du revenu moyen dans le pays considéré. » Concernant l'agriculture biologique, Vincent Dhélin assène : « Il n'y a en France que 2 % de terre en bio. Sans aides, comment développer le bio ?

Si la PAC (politique agricole commune) axe ses subventions là-dessus, tout le monde s'y mettra. » Car effectivement, pour l'instant, ça ne se bouscule pas. Au sein du groupe, Grégory Deleplanque fait remarquer qu'il se rend à Borre pour acheter de la viande bio. Borre, c'est près d'Hazebrouck... Il n'y a rien de plus près ? « Non », affirme Grégory, qui va là-bas une fois par mois.

Côté transports en commun, un membre de l'équipe regrette : « Les liaisons transversales sont insuffisantes. Pour aller de l'IUFM de Loos jusqu'à Lomme, est-il normal de passer par la gare de Lille ? » À transmettre au collectif Europe écologie de Lille, mais c'est sans doute déjà fait. •


Dans la Voix du Nord du dimanche 15 mars 2009

Un contrat producteur - « consom'acteur »


 Le repiquage des salades a commencé. Le repiquage des salades a commencé.

Demain lundi, seront signés les trente contrats d'un an entre l'exploitation Ruhant et les adhérents de l'AMAP. Et déjà une liste d'attente a dû être créée.

 


L'AMAP est une association créée par des consommateurs d'horizons différents, des Verts (comme Vincent Dhelin, trésorier), mais pas seulement, loin de là. Son rôle se limite simplement à organiser la rencontre entre le producteur et les citoyens qui désirent devenir « consom'acteurs » comme écrit dans le blog (amap.lommedeterre). Mais le contrat est signé entre l'agriculteur et les adhérents qui s'engagent à acheter 30 paniers durant les 44 semaines à partir de la mi-avril. Aucun argent ne transite par l'AMAP. L'adhésion de 12 E ne sert qu'à couvrir les frais. La distribution (assurée par les adhérents, à tour de rôle) se fera le jeudi. Et deux animations qui ont pour but de faire connaître l'exploitation aux adhérents sont prévues dans l'année. Le principe a l'air de plaire puisque l'AMAP Lomme de terre n'a pas eu de mal à trouver ses adhérents. Vu le nombre de personnes intéressées, une liste d'attente a même été créée. •


Dans la Voix du Nord du vendredi 20 février 2009

Les Restos du coeur, c'est aussi la culture...


 Les bénéficiaires des Restos du coeur ont eu l'occasion de découvrir l'art théâtral, par l'intervention de trois comédiens. Les bénéficiaires des Restos du coeur ont eu l'occasion de découvrir l'art théâtral, par l'intervention de trois comédiens.

| LOMME |

« L'homme ne se nourrit pas seulement de pain ». Les Restos du coeur l'ont montré la semaine dernière, en recevant trois comédiens du Théâtre du Nord, Caroline Mounier, Sébastien Amblard et Jonathan Heckel, issus de l'Ecole professionnelle supérieure d'art dramatique de la région Nord - Pas-de-Calais (EPSAD).

 

Avant la distribution des denrées alimentaires, près de quatre-vingts bénéficiaires ont pu assister au spectacle Les Avant-scènes, formes brèves et inédites, à mi-chemin entre la lecture et le jeu qui permettent de découvrir l'écriture de Martin Crimp, auteur anglais de La ville. Cette pièce est, d'ailleurs, jouée jusqu'à demain au Théâtre du Nord.

 

L'idée des Avant-scènes est d'aller à la rencontre des gens, de les sensibiliser à l'art théâtral vers lequel ils n'auraient peut-être pas la possibilité de la découvrir et de donner la parole aux spectateurs.

Le thème du spectacle était la maltraitance et la représentation a été suivie d'un temps de partage et d'échange, riche en émotions, entre les comédiens et les spectateurs.

Marie-Eve Brabant, adjointe au maire et médiatrice culturelle de l'AREFEP (qui se consacre à l'insertion par la culture), Stuart Seide, directeur du Théâtre du Nord et de l'EPSAD, ainsi que Jean-Jacques Autret, responsable des Restos du coeur, étaient présents à cette initiative chaleureuse à l'issue de laquelle les comédiens ont même participé à la distribution des denrées alimentaires au côté des bénévoles des Restos du coeur.

Les spectateurs ont, aussi, été invités à venir au Théâtre du Nord pour assister à l'une des représentations de la ville. • A.V.



Dans la Voix du Nord - Edition du jeudi 25 décembre 2008

|  RÉTROSPECTIVE |

Que retenir de l'année 2008 au niveau politique à Lomme et Lambersart ? Quantité de choses tant les scrutins municipaux et cantonaux ont été riches. Alors résumons : trahisons ou ouverture, éléphants souriants et école des fans. D'accord ?

 

PAR BENOIT DESEURE

 

lambersart@lavoixdunord.fr > Trahisons ou ouverture ?

Allez, au hit-parade des bons coups de l'année, la déclinaison locale d'une pratique « sarkozienne », l'ouverture, mérite de figurer à la première place. À Lambersart d'abord, où Marc-Philippe Daubresse a convaincu celui qui fut tête de liste du PS à quatre reprises (1983, 1989, 1995 et 2001), Claude Reynaert, de le rejoindre. Son opposant politique devient... son adjoint à la culture. Au PS lambersartois, on parle de trahison.

À Lomme, l'ouverture a aussi finalement surpris, même si, là, il s'agit d'un ricochet de la campagne lilloise. Jacques Richir (Mouvement démocrate) s'alliant à Martine Aubry, celui qui était depuis six ans chef de file de l'opposition (et conseiller général MoDem), Denis Vinckier, rejoint l'exécutif communal avec un poste de conseiller délégué. Un joli coup pour Yves Durand qui se retrouve avec une opposition affaiblie et inexpérimentée.

> Deux « éléphants » heureux Force est de constater que l'année 2008 a renforcé, au niveau local, le poids des deux « éléphants ». Le Lambersartois M.-Ph. Daubresse conserve dès le premier tour son siège de maire. Alors, certes, il rate la communauté urbaine mais voit Éric Darques disparaître du paysage politique local.

À Lomme, Yves Durand réalise le 9 mars un très gros score (57,11 %), écrasant à la fois ses alliés (Verts) et ses adversaires (de l'extrême gauche à la droite). L'opposition communale se retrouve très affaiblie, presque atone, et c'est finalement dans sa propre équipe que des voix se font entendre : conseiller délégué, Denis Vinckier rappelle qu'il a toujours l'ambition d'être un jour maire de Lomme et les Verts attaquent sur certains dossiers comme le pont Jules-Guesde. À l'intérieur même du PS, l'émergence de Roger Vicot, élu conseiller général, pousse même le maire à préciser que sa retraite n'est pas à l'ordre du jour : « Je me suis engagé à réaliser des projets pour la ville et les Lommois. Je tiendrai mes engagements en allant jusqu'au bout  ».

> L'école des fans, façon Lambersart C'est l'autre leçon des municipales. À Lambersart comme chez Jacques Martin à l'époque, tout le monde a gagné : Marc-Philippe Daubresse donc, vainqueur du scrutin (51,02 %), mais aussi ses adversaires : Claudine Descamps, en prouvant qu'une liste très marquée à gauche pouvait décrocher un poste ; Jérôme Roussel en symbolisant l'émergence d'une nouvelle génération au PS après le départ de Claude Reynaert. Et le MoDem qui décroche trois postes. « Tous gagnants » titrions-nous d'ailleurs le 11 mars. Au final, seul Daniel Pouppeville, chef de file du Mouvement démocrate, ne nous suit pas : le 12 mars, il démissionne. •


Dans la voix du Nord du mercredi 3 décembre 2008

ZOOM

 

Une majorité trop éclectique ?- Denis Vinckier (MoDem) qui réaffirme sa volonté d'être maire de Lomme, Marie-Ève Brabant (Verts) qui se dit solidaire des actions de son groupe au sujet du pont Jules-Guesde... La majorité peut sembler manquer d'homogénéité. Pour le maire de Lomme, le constat est différent « « Il faut ramener les choses à leur histoire. La liste que je conduisais a obtenu plus de 57 % des voix.

 

Notre équipe et notre projet ont été mandatés à une très forte majorité et c'est ce projet qui sera appliqué. Pour les Verts, j'ai toujours regretté, pour eux-mêmes, leur stratégie de liste séparée au premier tour. Pour ne pas les pénaliser dans leur choix, je leur ai proposé un poste d'adjoint. En acceptant mon offre, ils ont accepté le projet de la liste. Après, qu'ils aient des propositions différentes, c'est leur affaire. C'est notre projet qui sera appliqué.

 » Au sujet de Denis Vinckier, l'élu insiste : « Il a accepté le projet et il a tout à fait sa place dans l'équipe. Sa volonté de devenir maire, c'est son problème. Tout citoyen peut ne pas renoncer à être maire de Lomme ! »

Une opposition affaiblie.-

Avec moitié moins de sièges pour l'opposition (deux pour l'UMP et un pour M. Cattelin-Denu), la situation semble plus confortable pour la majorité. « C'est vrai, reconnaît Yves Durand, mais je les respecte et je suis prêt à écouter leurs propositions pour améliorer notre projet. »

La LINO : quel calendrier?

La circulation a toujours été l'une des préoccupations d'Yves Durand, ce qu'il avait, notamment, exprimé lors de notre série « Le bilan des maires.  » Le sujet a donc, naturellement, de nouveau été évoqué.

 

> Avant les élections, vous disiez vouloir améliorer la circulation dans la ville. Que comptez-vous faire ?

 

« Pour la circulation, il faut agir en permanence et y répondre en urgence quand on peut. Pour le long terme, il faut des voiries nouvelles et développer les transports collectifs. Je me battrai à l'intérieur de LMCU pour que la LINO (Liaison intercommunale Nord-Ouest) se réalise dans le courant du mandat. Il faut aussi que l'on règle le fameux problème du pont Jules-Guesde. Les solutions commencent à être envisagées dans le cadre de la LINO et une étude a été faite par le Département. Les choses avancent. Les solutions possibles sont chères mais il y a plusieurs partenaires.

La pression est permanente et, en cela, les Verts nous aident bien. S'ils pouvaient faire leur manifestation tous les mois ce serait parfait !



Dans la Voix du Nord du mardi 11 novembre 2008

Une randonnée pour mesurer l'état de santé l'environnement

 Cette première randonnée passait par les secteurs les plus ruraux de la commune de Lomme. Cette première randonnée passait par les secteurs les plus ruraux de la commune de Lomme.

| LOMME |

Créée il y a six ans, suite à une enquête publique au sujet de l'usine de produits chimiques de Loos, l'association lommoise pour la protection de l'environnement (ALPPE) a pour but de se montrer vigilante et de mener des actions pour défendre le cadre de vie et faire la chasse aux nuisances diverses.

 

Présidée par Daniel Aligny, l'ALPPE a son siège au 18 rue du docteur Lepan, au Marais. Elle compte une douzaine d'adhérents actifs. L'ALPPE vient d'être nommée à la Commission locale d'information et de contrôle de l'usine des produits chimiques de Loos, et elle va également intervenir au CVO de Sequedin qui connaît des problèmes d'odeurs et de stockage.

 

L'association a aussi eu l'idée d'organiser des randonnées afin d'avoir une meilleure perception des problèmes de la protection de notre environnement. Une première randonnée a eu lieu dimanche matin, et elle était consacrée à la partie encore campagnarde de la commune, située au nord, vers Pérenchies et Lompret. Elle a été favorisée par le beau temps et a rassemblé près d'une quarantaine de participants.

Les randonneurs se sont réunis près de la ferme éducative, aménagée dans l'ancienne ferme Béharel qui date de 1820. Ils ont d'abord fait une incursion à Lompret où un ancien agriculteur de la commune, Georges Valembois, leur a fait découvrir le château de Villers (en piteux état) et le quartier du Grand logis.

A travers champs, la promenade s'est poursuivie en direction du château de la Phalecque, devenu le coeur du complexe cinématographique Kinépolis, et des carrières des Briqueteries du Nord, qui devraient encore être exploitées pendant cinq ans. Il y a déjà des projets sur l'utilisation de ce site et l'ALPPE va se montrer vigilante.

Cette randonnée, qui était une première, était accompagnée des commentaires éclairés de Robert Herman, pour la partie historique, et de Vincent Dhélin pour le souci écologique de préservation de la nature dans cette partie verdoyante de la commune.

D'autres sorties de ce genre devraient être programmées. •

> Contact : 03 20 92 35 90.



Dans la Voix du Nord du dimanche 9 novembre 2008

Le PS lommois demande aux Verts de choisir leur camp


  Les socialistes lommois ont offert un poste d'adjoint aux Verts... sans fixer de prix.

POLITIQUE

Une troisième ascension du pont de la rue Jules-Guesde, pour réclamer des travaux, jeudi. La distribution toutes boîtes d'une lettre d'information destinée à faire pression sur l'équipe municipale. L'attitude des Verts commence à agacer Yves Durand, maire délégué de Lomme. « Opposition ou majorité, les Verts devront choisir », martelait le socialiste, jeudi.

 

PAR PASCAL BUTSTRAEN lambersart@lavoixdunord.fr

 

Roger Vicot, conseiller général socialiste du canton et premier adjoint à Lomme, n'y va pas par quatre chemins lorsqu'il évoque l'ascension du pont de la rue Jules-Guesde organisée jeudi par les Verts de Lomme : « M. Dhélin (porte-parole des Verts) ne connaît pas ses dossiers, nous travaillons sur ce dossier depuis le printemps. » Pour étayer ses propos, il cite les deux cabinets d'études mandatés en août. D'ici le printemps, ils devraient déterminer quelles solutions peuvent être trouvées pour améliorer la sécurité des piétons et des vélos sur ce pont reliant le centre à plusieurs quartiers. Pour Roger Vicot pas de doute, l'ascension trimestrielle du pont est d'abord un outil d'occupation du terrain médiatique. L'approche des européennes, en juin 2009, le conforte dans cette position.

Yves Durand, maire, va plus loin en disant que les «  Verts ne peuvent pas continuer comme cela à avoir un pied en dedans et un pied en dehors de la majorité municipale ». Une manière de dire, qu'à ses yeux, les Verts ont conclu une sorte d'accord de non agression de la majorité PS, en acceptant le poste d'adjoint qui leur a proposé. «  D'ailleurs, la logique aurait été que ce soit M. Dhélin qui prenne ce poste, plutôt que de le laisser à Marie-Ève Brabant, puisqu'il était tête de liste. C'est un peu comme si moi je laissais ma place de maire en cours de mandat.

 » Et de terminer « M. Dhélin en fait trop » par opposition peut-être avec Marie-Ève Brabant (chargée de la jeunesse), « avec qui les choses se passent très bien ».

Légitimité... métropolitaine

Marie-Ève Brabant ne voit pas d'un mauvais oeil la pression maintenue par ses amis à l'extérieur du conseil. « Je suis totalement solidaire avec Vincent Dhélin » avance-t-elle sans ambiguïté. La capacité d'agir et de s'exprimer des Verts lui semble bien plus importante que son « seul poste au sein de la majorité ». Une majorité que ni elle ni Vincent Dhélin ne remettent en question. « Nous le redisons, nous l'avons écrit dans notre publication "Lomme Verts l'Avenir" en cours de distribution : nous faisons partie de la gauche plurielle à Lomme, à Lille et dans la métropole lilloise tout entière ». Dans les grandes villes de l'agglomération au sein de la communauté urbaine, les Verts sont une force nécessaire à la majorité de gauche. Cela donne aux Lommois une réelle légitimité dans leur « veille écologique et démocratique que nous voulons maintenir ici », tempère Vincent Dhélin. Il n'a pas peur d'affirmer que le Parti socialiste est, à ses yeux et jusqu'à preuve du contraire, « le seul fréquentable. C'est pour cela que nous voulons travailler avec lui. Pour nous, cela n'est possible qu'en conservant le droit d'exprimer des différences ». •

REPÈRES

Liste verte séparée.-

 

A Lomme comme à Lille, les Verts lors des dernières élections communales, ont décidé de faire cavalier seul au premier tour. L'idée était de mesurer leur poids électoral, afin de mieux négocier un accord avec Martine Aubry à Lille et Yves Durand dans la ville associée de Lomme.

Pas de second tour à Lomme.- Le problème, pour les Verts, a été que la liste d'Yves Durand a été élue au premier tour ; de ce fait, les Verts ne pouvaient pas faire partie de la majorité, par le seul fait des urnes. Avec 7,5 % des voies, les Verts n'obtiennent qu'un siège.

Un poste d'adjoint offert aux Verts.- Dans un souci déclaré d'ouverture, mais aussi de cohérence avec la situation lilloise (liste PS-PC - Verts - Mouvement démocrate au second tour), voire métropolitaine, le maire délégué, Yves Durand, a offert un poste d'adjoint aux Verts, celui de la jeunesse. Et un poste de conseiller délégué à la démocratie participative à Denis Vinckier (MoDem).



Dans la Voix du Nord du jeudi 6 novembre 2008

« Maintenir les Lommois en alerte »

 C'est la première fois que l'ascension est organisée la nuit.













C'est la première fois que l'ascension est organisée la nuit.

Cette semaine, les Verts ont commencé à distribuer le premier numéro de la publication régulière qu'ils avaient promis de créer après les élections. Ils y invitent notamment les Lommois à interroger leurs élus sur les nouveaux aménagements à l'étude dans la ville.

 

Indépendant du journal municipal, « beaucoup plus critique et interrogatif  », Lomme Verts l'avenir a pour but de « maintenir les habitants en éveil » pour reprendre les termes de Vincent Dhelin. «  Au sujet du plan programme urbain lommois (PPUL), par exemple » l'étude commandée par la ville en 2006 et destinée à dessiner ce que Lomme deviendra dans 20 ans.

 

«  Cette étude devrait désormais être arrivée en mairie. Nous ne savons pas si elle va être exposée, discutée en public ou non » détaille le militant Vert. Il espère par exemple que le devenir du terrain Ondulys fera l'objet d'un véritable débat. «  Les riverains, et même les futurs habitants. doivent être consultés ».

Même chose pour les ex-entrepôts de la Coop, qui pourraient être abattus pour réaliser des logements. Ou encore pour la rénovation urbaine de la Mitterie. «  Participer aux décisions permet de mieux se sentir dans sa ville » insiste celui qui menait la liste des Verts aux élections municipales. Il a laissé la place d'élu qui lui revenait à Marie-Eve Brabant, adjointe verte, qui a été chargée par le maire délégué Yves Durand, de la jeunesse.

Tirée à 5 000 exemplaires pour l'instant, cette publication a pour vocation d'être distribuée par les militants, à terme dans toutes les boîtes de la commune (il y en a 11 000). Et ce numéro le sera dans les secteurs où l'on compte suffisamment de bénévoles pour assurer cette tâche. Pour le n° 2 qui devrait sortir au printemps, «  nous devrions être assez » confie Vincent Dhelin, qui espère réunir des Verts bien sûr, mais aussi des habitants simplement sensibles aux questions d'écologie. En cela les Verts de Lomme se sentent en accord avec Daniel Cohn Bendit, qui compte mener une liste aux Européennes de juin prochain. •

Ce soir, les Verts de Lomme tenteront à nouveau l'ascension du pont Jules-Gesde


 Vincent Dhelin, «le trottoir se rétrécit deux fois, les piétons doivent marcher en file indienne. La nuit c'est à peine éclairé»
Vincent Dhelin, «le trottoir se rétrécit deux fois, les piétons doivent marcher en file indienne. La nuit c'est à peine éclairé»

|  MOBILISATION |

Le pont Jules-Guesde est un axe essentiel pour se rendre du centre de Lomme aux quartiers du Bourg, de la Délivrance ou de la Mitterie. Trop étroit, mal éclairé la nuit, il est aussi très dangereux pour les piétons et les cyclos. Pourtant les aménageurs ne font rien, un symbole pour les Verts de Lomme qui, ce soir, en seront à leur troisième manifestation.

 

PAR PASCAL BUTSTRAEN

 

lambersart@lavoixdunord.fr «  Nous ne lâcherons pas » s'exclame Vincent Dhelin, porte-parole des Verts de Lomme en évoquant la marche programmée ce soir, à 18 heures. Ce rassemblement a pour but, une fois de plus, de démontrer à quel point le pont de la rue Jules-Guesde est dangereux. On dit le pont, mais il serait plus exact d'employer le pluriel, puisque des ponts il y en a deux qui enjambent successivement les voies SNCF. La précision mérite d'être apportée, car c'est précisément au niveau de chacun de ces ponts que les trottoirs se rétrécissent. Tellement que les piétons ne peuvent circuler qu'en file indienne. «  Vous imaginez, passer par ce pont, avec une poussette !  » tempête l'ex-adjoint au maire.

Sur cet axe de tous les dangers, les deux-roues non plus n'ont pas leur place. La chaussée est à peine assez large pour le croisement de deux camions. Au point que le cycliste fait figure de grain de sable dans un immense engrenage.

« C'est d'autant plus inconcevable que nous sommes en plein coeur de ville, cette rue Jules-Guesde est l'axe direct pour aller de la mairie à des quartiers comme le Bourg, la Mitterie... Le contourner oblige à un détour de plusieurs centaines de mètres. » insiste le militant qui concède : « la mairie a tenté d'agir, mais n'est pas directement concernée.  » Le problème est que la route est départementale et que les voies ferrées appartiennent à Réseau ferré de France (RFF), un partenaire peu enclin à participer à des aménagements d'intérêt général. «  Mais de cela, l'usager n'a que faire. C'est aux politiques à gérer les difficultés administratives, pas au citoyen à les subir ». Les Verts de Lomme proposent de faire de ce pont une priorité pour cela ils n'hésitent pas à interpeller le conseiller général du canton, qui est Lommois, puisqu'il s'agit de Roger Vicot, par ailleurs premier adjoint d'Yves Durand. •


Stratégie des Verts


 

Les Verts ont décidé, après des résultats assez décevants aux dernières élections municipales (un seul élu au conseil), de revoir leur stratégie en se montrant plus critiques sur les sujets qui leur semblent importants. Afin notamment de montrer leur différence face au PS.

La rue Jules-Guesde fait partie de ces sujets importants et symboliques. « Tant que les choses n'avanceront pas, nous allons organiser ces ascensions.

Tous les trois mois » précisait au lendemain de l'élection Vincent Dhelin qui après avoir été adjoint d'Yves Durand lors du précédent mandat, a décidé de retrouver « sa liberté » en quittant le conseil municipal au profit de sa suivante sur la liste électorale. Ainsi Marie-Eve Brabant « agira davantage en interne, c'est pour cela que pour les sujets polémiques, c'est moi que l'on entendra » prévenait-il.



Dans La Voix du Nord - Edition du mercredi 18 juin 2008

BONJOUR

Sur le pont... manifestons !- Les Verts de Lomme ont bravé le mauvais temps, samedi, pour organiser une nouvelle montée du pont Jules-Guesde, jugé dangereux dans la commune. « Surtout pour les piétons et les cyclistes, estime Vincent Dhelin, qui était accompagné d'une trentaine de personnes, poussettes, bicyclettes... et drapeaux. Plusieurs manifestants avaient été victimes d'un accident à cet endroit. « Deux nouveaux ronds-points ont été aménagés aux extrémités pour favoriser la circulation, mais rien n'a été envisagé pour la sécurité sur les trottoirs, qui font à certains endroits moins de 50 cm de large », affirme l'ex-conseiller municipal. « Combien d'années faudra-t-il encore pour qu'on obtienne le passage d'un quartier à l'autre par des modes de transport doux ? »

Dans la Voix du Nord du vendredi 6 juin 2008

 Pour l'élue, cette nouvelle fonction d'adjointe lui permet d'être encore plus «dans l'action».

À 50 ans, après avoir été conseillère communale et sur une liste séparée du PS aux élections, Marie-Ève Brabant (Verts) entame son premier mandat d'adjointe (jeunesse, technologies de l'information et de la communication) à la mairie de Lomme. Rencontre avec une femme de conviction.

PAR SOPHIE LEFÈVRE

 

>  Cela vous fait quoi cette nouvelle écharpe d'adjointe ?
« Sur le coup, ça m'a fait plaisir, c'est un signe de confiance. En même temps, c'est bizarre, quand on sort avec cette écharpe on a l'impression que les gens nous regardent autrement. On a vraiment conscience de devenir une personne publique mais je garde la tête froide. En revanche, prendre des responsabilités ne me fait pas peur. Je suis quelqu'un d'action nettement plus que de communication ! »

 > En tant que Verte, vous n'êtes pas trop déçue de ne pas avoir eu l'environnement ?
« Au niveau des Verts de Lomme, on a été déçus et moi-même j'aurais bien voulu. Mais bon, nous avons un groupe qui se développe et qui me soutient  ! Maintenant, avec le recul, la jeunesse est la génération avec laquelle il faut travailler sur l'environnement. Je ne mettrai donc pas de côté mes convictions. C'est comme la participation des habitants, c'est une idée que j'ai toujours défendue. je compte donc travailler avec les jeunes sur un projet politique, que je construirai avec eux. »  

> Cette délégation est une première à Lomme… « Je suis ravie. Il y a tout à construire, c'est cela qui m'intéresse. »  

> Vous parlez peu des nouvelles technologies, votre autre délégation. Pourquoi ?
« Pour l'instant, je mets beaucoup d'énergie dans la création du service jeunesse mais je sais qu'il y a des passerelles à faire. J'ai déjà pris contact avec les équipes et les cyber-bases qui sont d'ailleurs très fréquentées par les jeunes. »  

> Est-ce difficile d'être une femme en politique ?
« C'est difficile mais pas impossible. Cela me demande juste une préparation psychologique ! »  > Les Verts sont passés de quatre élus à une seule. Comment le vivez-vous ?
« On se sent seule dans une équipe même si j'ai eu un très bon accueil. Mais, comme il y a le groupe des Verts de Lomme je me sens soutenue, épaulée. Si je n'avais pas senti cette dynamique, je ne sais pas si j'y serais allée. Mais bon, dans le même temps, les gens avaient envie d'avoir un élu Vert au conseil. Après, comme ils disent à Hellemmes, c'est le Vert solitaire ! Mais bon, plus sérieusement, j'ai vraiment eu tout de suite le sentiment que la campagne était terminée et que l'on passait à autre chose. Maintenant je me dis que j'ai six ans devant moi et que je veux mettre en place des choses.


 »  > Lesquelles ?
« J'ai commencé à rencontrer les services et les associations… Je veux aussi rencontrer les jeunes de chaque quartier, les consulter, faire des choses avec eux. Je pense que l'on grandit en apprenant. Je souhaiterais donc transmettre la connaissance pour que les jeunes puissent se prendre en charge.
J'aimerais qu'ils expriment à la fois leurs envies et comment ils pensent les mettre en oeuvre. Voilà mon projet politique. »

 > Marie-Ève Brabant habite le Marais et elle travaille actuellement dans un dispositif qu'elle a monté d'accueil et d'accompagnement des allocataires du RMI.




Manifestation anti-OGM à Lille le 13 mai 2008

Dans la Voix du Nord

Les anti-OGM ont gentiment modifié la quiétude de la place de la République

Manifestation, hier midi, d'une centaine de personnes pour lesquelles accepter les OGM, c'est faire entrer le renard dans le poulailler.
Ils n'en veulent ni dans les assiettes ni dans les champs. Une centaine de manifestants sont venus, hier, place de la République, expliquer ce qu'ils pensent des organismes génétiquement modifiés. Un avis résumé sur le tee-shirt d'une jeune femme : « Attention danger. Vous ne savez pas ce que vous mangez ! » Autour d'elle, des Verts, la Confédération paysanne, des Faucheurs volontaires, des membres de l'association Les Amis de la terre ou encore des agriculteurs qui misent sur le bio… « On nous fait croire que la contamination par les OGM n'existe pas, peste l'un d'eux. Ils ne vont pas nous refaire le coup du nuage de Tchernobyl ! » Des slogans en nombre mais peu de monde pour les reprendre, diront certains. Dans les rangs des manifestants, on préfère se dire que 70 % des Français partagent ces inquiétudes et surtout que le gros de la troupe avait rejoint Paris pour « escorter » les députés qui examinaient, au même moment, en deuxième lecture, le projet de loi sur les OGM. •  EM. C.



Dans Nord-Eclair

Les anti-OGM gardent espoir devant la préfecture

À Paris, les anti-OGM ont fait une chaîne humaine autour de l'Assemblée nationale pour inciter les députés à voter contre la loi sur les organismes génétiquement modifiés. À Lille, hier midi, ils se sont rassemblés devant la préfecture.

«Il faut garder espoir, disait hier midi Lise Daleux, porte-parole du collectif anti-OGM régional. Un certain nombre de députés sont fortement gênés, le vote n'est pas acquis. » (1) Avant d'envisager d'autres modes d'action, une quarantaine de militants anti-OGM et de militants Verts se sont rassemblés devant la préfecture de Lille.
L'idée, comme à Paris où une chaîne humaine a entouré l'Assemblée nationale, c'était de mettre les députés face à leurs responsabilités. « On fera savoir qui a voté quoi, il y a des pro-OGM honteux », estime Gérard Minet, président de la Maison régional de l'environnement et des solidarités.
Leurs responsabilités ? Les agriculteurs bios, comme Benoît Canis, installé à Wavrin, estiment que les OGM cultivés en plein champ sont « une pollution génétique irréversible ». Comment protéger les cultures bios de la concurrence de plantes plus résistantes ? « On nous refait le coup du nuage de Tchernobyl ! » s'emporte Gérard Caby, des Amis de la Terre. Et Céline Scavennec, porte-parole régionale des Verts de rappeler : « Sans OGM, c'est sans OGM, ce n'est pas un petit peu, presque pas ou un chouïa ! » • YOUENN MARTIN (1) 

Nord Eclair - 14/05/2008

Le signal de détresse lancé par la Mres

La Mres, Maison régionale de l'environnement et des solidarités, regroupe plus de 110 associations. Toutes ont signé un « texte d'expression » pour dénoncer les risques des OGM.

YOUENN MARTIN > Pour les responsables de la Maison régionale de l'environnement et des solidarités (Mres), c'est relativement court. Pourtant, tout y est. Les risques liés à la culture d'OGM en plein champ (sanitaires, environnementaux, socio-économiques), l'absence de bénéfices – « les OGM ne vont pas remédier à la faim dans le monde ! » – et la seule conclusion qui s'impose selon eux : leur interdiction.
La Mres, dont le siège se situe près du parc Jean-Lebas, c'est plus de 110 associations oeuvrant pour l'environnement, mais aussi la démocratie et la solidarité internationale. Or, selon la Mres, les organismes génétiquement modifiés représentent une menace dans tous ces domaines. « Que de péripéties depuis le Grenelle de l'environnement ! s'étonne Gérard Minet, président de la Mres. Les groupes de pression économiques ont réussi à faire reculer les hommes politiques sur un certain nombre de choses qui semblaient acquises. »


La bataille de l'opinion
Les 110 associations de la Mres n'ont pas mis de temps à se mettre d'accord pour le texte présenté hier midi, juste avant le rassemblement des anti-OGM devant la préfecture (lire en page 8). « La loi débattue par l'Assemblée nationale est en contradiction avec le Grenelle, souligne Lise Daleux, porte-parole du collectif anti-OGM et par ailleurs élue à la ville de Lille. Même des députés de l'UMP sont perplexes ! » Mais que pèsera le « texte d'expression concertée » de la Mres ? « La bataille de l'opinion est à mener, la situation politique n'est pas stable, explique Lise Daleux. Les députés ont en tête l'opinion de leurs électeurs et les sondages montrent que les Français sont majoritairement opposés aux OGM. » Ensuite, il restera toujours l'arme du recours devant le Conseil constitutionnel.



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